Oiseaux

Quel est le destin des oiseaux non relâchés par les centres de sauvegarde ?

Publié le 28 février 2007 par Stéphane Soyez

En moyenne :

7% meurent au cours de leur acheminement vers le centre.

14% devront être euthanasies à leur arrivée à cause du caractère irréversible de leur état.

14% mourront dans les 24 premières heures après leur arrivée.

20% mourront au cours de la période de soins post-traumatiques, au delà des 24 premières heures.

3% malgré les soins prodigués et l’apparent succès de leur récupération ne pourront être relâchés en nature à cause d’un handicap définitif. La plupart d’ entre eux devront être euthanasiés pour leur éviter la déchéance d’une captivité insupportable.

Pourtant certains parmi ces derniers pourront, parce que leur âge, leur espèce, la cause de leur infirmité ou leur degré de tolérance à certaines formes de captivité adaptées, être accueillis par des parcs de vision. D’autres parce qu’appartenant à des espèces très menacées bénéficiant de programmes officiels nationaux ou internationaux de renforcement des populations, seront transférés vers des centres spécialisés, habilités à la reproduction en captivité. D’autres enfin demeureront au sein des centres, enregistrés auprès des autorités de tutelle comme animaux pilotes, afin de favoriser l’élevage et l’émancipation progressive des poussins de certaines espèces recueillies.

Enfin, il faut relativiser et surtout reconnaître que ce taux cumulé de mortalité ou de non retour en nature reste faible au regard de l’espérance de retour et/ou de survie en nature, quasi nulle, en dehors de leur passage par ces centres.


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